|
Karim H.
Karim
“Cross-civilizational Diasporas: A Blindspot in Huntington's
Scenario?”
Samuel Huntington's "Clash of Civilizations" thesis
tends to see civilizations as composite entities largely sealed
off from each other. Diasporas, which have existed for millennia,
live in the territories of several civilizations and often contribute
to their evolution. This presentation will address how Huntington's
thesis is flawed in failing to address the existence of inter-continental
diasporas.
Scott Kline
"The Culture War Goes Global: 'Family Values' and the Shape
of US Foreign Policy"
During the late 1980s and early 1990s, the arose a much publicized
debate among elite conservatives 2and progressive in the United
States over the status of public education, the institution of
marriage, the rights of homosexuals, federally funded family planning
organizations, legal abortion, and the role of religion in the
public sphere. This debate, sometimes referred to as the "Culture
War," was initially mounted by conservative political figures
such as current US Attorney General John Ashcroft and former Secretary
of Education William Bennett; media personalities such as Rush
Limbaugh and Pat Buchanan, and religious conservatives such as
Dr. James Dobson, Pat Robertson, and Richard John Neuhaus. Under
both the George Bush and the Bill Clinton Administration, the
culture war debates had little impact on either domestic or foreign
policy. However, since 9/11 the George W. Bush administration,
which is stocked with seasoned "culture war veterans,"
has created a Department of Homeland Security, which restricts
individual and collective freedom, and has conducted a "war
on terrorism" that gained widespread support in the US by
appealing to traditional culture war arguments. Indeed, I will
argue that the war on terrorism is not a clash of civilizations
as Samuel Huntington predicted, but rather the continuation of
a culture war that began in the post-Reagan years.
The aim of this paper is to situate certain US foreign policy
decisions in the context of conservative religious discourse in
the United States. Using Polanyi's analysis of the rise of fascism
in the 1930s and his understanding of the double movement, I will
propose that US foreign policy is being fashioned by the following
paradox: that is, as the culturally disrupting forces of neo-liberal
globalization vie to organize society based on a market mentality
(which is a cornerstone of the US' domestic and foreign policy),
a conservative trend toward traditional values (e.g., family values)
seeks to protect culture from alien forces. While it is perhaps
too early to tell if this movement signals a new road to fascism,
it does appear that the US has discovered a way to a new empire.
In any case, I will pose the question whether the current war
on terrorism is effectively the 1980s culture war gone global.
Micheline Labelle, François Rocher,
and Ann Marie Field
"Les minorités ethniques racisées dans l’arène
politique"
La communication portera sur l’impact de certains aspects
de la mondialisation sur les revendications et les stratégies
de mobilisation des minorités ethniques et racisées,
dans le contexte québécois. Nous tenterons d’examiner:
1) Dans quelle mesure et pourquoi ces groupes qui luttent en faveur
d’une plus grande justice sociale et économique au
sein de la société québécoise recourent
aux organisations gouvernementales internationales et à
des réseaux informels internationaux pour faire avancer
leurs intérêts et leur vision particulière
au plan local ou national?; 2) Comment et dans quelle mesure la
mondialisation affecte la mise en forme de leurs stratégies
de revendication et de mobilisation? Les auteurs présenteront
des résultats préliminaires d’une recherche
terrain, menée auprès d’organisations non-gouvernementales
(ONG) québécoises qui représentent et défendent,
au plan politique, des groupes sociaux historiquement vulnérables
à la discrimination. Sur la foi de stratégies de
résistance qui s’inscrivent d’emblée
en dehors des frontières nationales, plusieurs auteurs
concluent au caractère transnational de la dynamique sociopolitique
au sein des territoires nationaux modernes, annonçant dès
lors, la fin ou l’affaiblissement de l’État
nation et des mutations radicales dans la signification de la
citoyenneté et du vivre ensemble au sein des États
nations. Les auteurs discuteront également du bien-fondé
de cette assertion.
Marc-André Lafrance
"La certification forestière : éthique ou stratégique
?"
Depuis le début des années 90, de nouveaux moyens
de régulation basés sur les forces du marché,
que nous nommerons nouveaux mouvements sociaux économiques
(NMSÉ) connaissent un engouement spectaculaire. L’industrie
forestière n’échappe pas à cette donne.
En effet, depuis 1994 la certification forestière, qui consiste
en l’application d’un label garantissant au consommateur
qu’il achète un produit provenant d’une forêt
gérée de manière durable, connaît un
essor considérable. Toutefois, en pratique la certification
forestière ne réussit toujours pas à satisfaire
les espoirs que ses créateurs avaient en elle. Ainsi, les
différentes normes existantes n’ont toujours pas réussi
à considérablement améliorer le sort des forêts
tropicales et très peu de consommateurs sont au courant de
l’existence de la certification forestière. De plus,
jusqu’à ce jour, la prime payée pour un produit
certifié demeure nulle ou presque nulle. Or, en dépit
de ces constats, de plus en plus de détaillants vendent des
produits certifiés par une des normes existantes. Comment
a-t-on pu en arriver à cette situation? Pourquoi les détaillants
vendent du bois certifié par un label que les consommateurs
ne connaissent même pas, alors qu’originellement la
certification forestière comptait surtout sur les forces
du marché pour arriver à ses fins. Deux hypothèses
peuvent d’emblée être avancées :
Éthique : Le comportement des gestionnaires face aux enjeux
environnementaux est en pleine évolution, particulièrement
dans le contexte d’un enjeu connu de tous (la déforestation).
Stratégique : Les gestionnaires estiment que même si
pour le moment leur clientèle n’exige pas ou peu de
produits à faible impact sur l’environnement, le jour
où ce sera le cas approche à grands pas.
Dans cette communication nous tenterons donc d’approfondir
les facteurs ayant mené à la décision des détaillants
de mettre des produits forestiers certifiés sur leurs tablettes.
De plus, nous analyserons les perceptions des gestionnaires face
à cet outil.
Lyse Langlois, C. Lapointe, M. St-Germain
and S. Dery
"Les valeurs et l’éthique qui sous-tendent les
droits scolaires des minorities francophones: proposition d’une
grille éthique"
La gestion de l’éducation en milieu francophone
minoritaire ne possède à l’heure actuelle aucun
corpus permettant d’identifier les caractéristiques
spécifiques que prend le leadership éducationnel dans
un tel contexte (Lapointe, 2002). Que signifie être un chef
d’établissement scolaire lorsque l’école
a le mandat d’aider à protéger et à transmettre
une langue et une culture minoritaire ? Selon Faucher (2000), les
droits linguistiques visent des droits qui sont reconnus soit à
des personnes (droit individuel) ou des groupes (droits collectifs),
soit à des langues elles-mêmes. Peu d’études
s’intéressent au leadership en milieu minoritaire et
nous retrouvons une majorité d’études spécifiques
à la protection des droits des minoritaires qui abordent
cette problématique que par le biais de concepts juridiques.
Nous y voyons ainsi que la dimension prescriptive se rattachant
au devoir-être sans nécessairement explorer plus à
fond ce qui est derrière ce devoir-être. C’est
pour combler une partie du vide qui existe actuellement que nous
tenterons d’aller un peu plus loin que la notion juridique
de cette protection dans un contexte de gestion de l’éducation
en milieu minoritaire francophone.
Notre intention par le biais de cette communication est d’examiner
les différents dispositifs juridiques mis en place pour préserver
les droits des minorités linguistiques des établissements
scolaires en explorant les préoccupations axiologiques et
éthiques qui les sous-tendent. Or, ces dispositifs qui émergent
à travers la loi, les règlements, la jurisprudence,
voire la coutume, interpellent des exigences éthiques tout
en faisant une large place à la discussion, sinon à
la conciliation entre les établissements scolaires et les
citoyens.
Par la présentation des fondements éthiques et axiologiques
nous systématiserons une grille éthique en soulevant
quelques questions : Quels sont les avantages et limites d’une
grille éthique ? La réflexion qui en découle
peut-elle aider à comprendre les mécanismes juridiques
qui protègent les droits des minorités ? Le gestionnaire
scolaire peut-il y trouver un outil facilitateur ? Notre intention
ici n’est pas d’offrir une réponse unanime mais
plutôt de lancer une réflexion plus complète
sur ce qui se cachent derrières ces dispositifs et ainsi
mieux cerner l’engagement que prend une direction d’école
qui agit dans un contexte minoritaire.
Alain Lapointe
"La responsabilité sociale d'entreprise comme lieu d'articulation
de l'économique et du social "
Nul besoin d'une longue démonstration pour reconnaître
que la sphère économique constitue de plus en plus
un univers qui tend à se refermer sur lui-même, qui
répond à sa propre logique et poursuit ses propres
objectifs. En somme, l'économique s'est largement désencastré
du social. Et pourtant l'entreprise privée, navire amiral
de cette dynamique d'autonomisation, n'en demeure pas moins une
institution socialement construite, à l'égard de laquelle
les attentes des partenaires sociaux ont fortement évolué.
Si l'on se satisfaisait, à l'heure du compromis fordiste,
que l'entreprise soit un producteur efficace de biens et services,
on exige maintenant d'elle qu'elle assume des responsabilités
plus larges; performance économique ne suffit plus, mais
doit se conjuger avec performances sociale et environnementale.
Or, c'est précisément dans cette triple performance
que réside le défi de ce qu'il est convenu d'appeler
la responsabilité sociale de l'entreprise (RSE).
En ce sens, la RSE constitue un lieu privilégié de
nouvelle articulation de l'économique et du social. Un bilan
superficiel de la dynamique à l'œuvre pourrait même
laisser croire que les perspectives de réconciliation sont
plutôt positives alors qu'on observe que même les milieux
d'affaires, dont on attendrait a priori les plus fortes résistances,
se disent largement d'accord avec le principe de la RSE. Mais cet
apparent consensus des parteneraires sociaux ne résiste pas
longtemps à l'analyse. De fait, autant sur le plan théorique
que dans les pratiques, les divergences sont beaucoup plus nombreuses
que les accords. D'une part, la définition de la RSE demeure
largement problématique; ses champs d'application, son contenu
substantif et sa portée, sans même parler des motifs
réels qui la subsument, sont l'objet de visions parfois carrément
contradictoires entre les entreprise et la société
civile. Ce qui se répercute évidemment sur les pratiques
préconisées par les différents agents sociaux;
ainsi, alors que les représentants des entreprises favorisent
l'adoption d'une approche volontaire et non contraignante, les acteurs
de la société civile sont pour leur part davantage
promoteurs d'une approche institutionnalisée, avec contrôle
et éventuellement sanction.
La réarticulation potentielle de l'économique et du
social à travers la RSE n'en est donc encore qu'à
ses débuts et les éventuels résultats de cette
dynamique sont pour les moins hypothétiques. Cependant, même
si l'on est encore loin d'un quelconque consensus, il n'en reste
pas moins que le débat sur la RSE a déjà pour
effet d'ouvrir un espace de dialogue et de négociation inédit
entre l'entreprise et les différents acteurs sociaux.
Maria Luján Leiva
“Co-Existence and the Globalization of Civil Society: The
Second Generation”
The paper will study second generation immigrants: Youth, from immigrant
families, or immigrants themselves, who have established new forms
of co-existence and are also members of the anti-globalization movement.
The increasing presence of immigrants in Europe, Canada and the
United States, as well as in Latin America and Asia, presents a
very good opportunity to create a “co-existence” that
would supersede societal projects based on the logic of security
and economic progress, both with regards to the question of immigration
and the social system in general. Co-existence defined as a form
of respect for the social, political and cultural differences and
from different perspectives and participation. The paper will analyze
the re-definition of “second generation” and the particular
aspects that defines it in the present. The paper will analyze their
participation in the political, social and cultural movements that
look for new forms of citizenship, identity and peace. The emphasis
will be on the second generation of immigrants in Europe, particularly
the second generation in Sweden, in a comparative perspective. This
“second generation” represents the new quality of migratory
movements and their new demands: substantive and transnational citizenships.
These second generation looks for acknowledgement in the societies
where they live as well as acknowledgement of the societies they
come from. At a political level this results in the critique of
unilateral resolution of problem of integration as solutions of
social and economic problems at the international level.
|